Rester avec la souffrance vs le piège de la recherche de solutions

Aimee Cote · Individuel

Rester avec la souffrance vs le piège de la recherche de solutions
Pensez à la dernière fois que quelqu'un est venu vous voir avec un problème. Peut‑être était‑ce votre enfant, votre partenaire ou un ami. Avez‑vous répondu par quelque chose du genre "tu devrais peut‑être..." ou "as‑tu essayé..." ? La personne vous a‑t‑elle souri et remercié ? Ou bien s'est‑elle tue et a cessé de parler ? Peut‑être même a‑t‑elle argumenté que son problème était bien plus sérieux que vous ne le pensiez et qu'il n'y avait aucune chance que votre solution fonctionne.

Vous avez peut‑être été vous‑même à la place de celui qui recevait ce type de réponse. Peut‑être aviez‑vous seulement besoin d'évacuer, mais la personne à qui vous parliez a tenté de résoudre votre problème. Au lieu de vous sentir soulagé, vous vous êtes senti ignoré et invalidé. Se précipiter pour résoudre un problème peut en réalité produire l'effet inverse de ce que nous souhaitons. Pourquoi faisons‑nous cela ? Comment éviter de le faire à nos proches ?

Il est difficile d'entendre qu'un ami ou un membre de la famille souffre. C'est particulièrement vrai quand il s'agit de nos enfants. La grande majorité des parents désirent ardemment voir leurs enfants heureux. Nous voulons même parfois les sauver de la situation. Dans certains cas, si nous pouvions prendre leur fardeau, nous le ferions. Cela néglige cependant la résilience et les ressources de notre enfant ou de notre proche. Même s'ils ont besoin de notre aide, ils ont d'abord besoin d'être vus et entendus.

Cela signifie rester assis avec eux dans leur souffrance, plutôt que d'essayer de les faire se sentir mieux. Remarquez vos propres sentiments. Peut‑être vous sentez‑vous anxieux ou en colère pour eux, ce qui peut rendre plus difficile le simple fait d'être présent. Constatez ces sentiments, puis tournez votre attention vers l'autre personne. Soyez curieux. Posez des questions. Regardez‑la dans les yeux. Il est tout à fait possible qu'une fois la personne validée, elle commence naturellement à envisager des solutions à son problème.

Qu'en pensez‑vous ? Pourriez‑vous essayer cela la prochaine fois que la situation se présente ?
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